Association Suisse pour la Psychologie Humaniste – A S P H

La psychologie humaniste étudie les rapports de l’Être humain avec lui-même et avec son environnement d’un point de vue globalisant holistique. Ceci au travers de l’expérience de soi, le développement personnel, l’autodétermination et l’autoréalisation. La psychologie humaniste ou existentielle a connu un immense succès durant les années 1930 à 1970, notamment aux États-Unis, en réaction contre le dogmatisme étroit à cette époque de la psychanalyse et du behaviorisme. Elle s’est fait connaître par les travaux d’Abraham Maslow, Rollo May, Viktor Frankl, Carl Rogers, Erich Fromm, Fritz Perls , Arthur Koestler ou Floyd Allport.

L’ASPH est une association sans but lucratif dont le siège est à Montreux (Suisse). Elle est régie par les articles 60 et suivant du Code civil suisse et par ses propres statuts du 13 février 1999 et du 25 septembre 2011.

Politiquement et confessionnellement neutre, elle a pour but de favoriser la promotion de la psychologie humaniste dans les secteurs de la recherche, du développement, des soins, de l’enseignement et de l’économie, en plaçant la personne et son vécu en tant qu’être responsable au centre de toute réflexion et de toute action.

L’ASPH reconnaît à tout individu la qualité de sujet responsable, détenteur de possibilités d’accès à des ressources intérieures et engagé dans un processus évolutif naturel.

L’ASPH est un lieu d’échanges et de partages d’expériences. Elle vise le décloisonnement et la création de réseaux entre les diverses professions et disciplines concernées par l’Autre et les relations. Elle est ouverte à toutes les personnes qui ont découvert et qui mettent en pratique une démarche personnelle originale, transmissible et utilisable par autrui, en accord avec ses objectifs.

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LA PSYCHOLOGIE HUMANISTE

Définition :

Modèle psychothérapeutique cherchant à développer chez la personne qui consulte (le client) la capacité de faire des choix personnels (choisir, c’est devenir autonome). La non directivité utilisée vise à libérer les tendances positives de l’homme chez qui existe de puissantes forces de changement.

Origine :

La voie de l’approche humaniste a été ouverte par Carl Rogers, créateur de l’Approche Centrée sur la Personne -ACP (psychothérapie non directive).

Appelée la 3ème force pour marquer sa différence au regard des modèles psychanalytique et béhavioriste, cette psychologie humaniste est apparue dans les années 60 aux U.S.A.

Principe :

La psychologie humaniste – autre appelation utilisée – s’appuie sur l’expérience consciente du client et introduit le postulat de l’autodétermination : il s’agit de développer chez la personne qui consulte la capacité de faire des choix personnels.

Caractéristiques :

Si ce courant n’est pas homogène, ont peut citer certaines caractéristiques communes.

Tout d’abord, une conception de l’être humain qui s’exprime par les notions de respect de la personne, de responsabilité, de liberté, d’authenticité, d’expérience, de rencontre ou relation existentielle ou alliance thérapeutique (c’est-à-dire, une relation de personne à personne et non de thérapeute à patient).

Ensuite, nous retrouvons souvent les caractéristiques suivantes :

  • utilisation fréquente de technique de groupes ;
  • accent mis sur l’expérience présente (ici-et-maintenant) ;
  • place importante aux approches corporelles ;
  • suppression ou atténuation de la dichotomie entre maladie et santé ;
  • objectifs de développement, de croissance, d’épanouissement personnel ;
  • importance de l’expression émotionnelle et de la communication non verbale.

C’est dans ce cadre que se sont développées les thérapies de conscience psychocorporelles utilisant la relaxation et l’amélioration ou restructuration du schéma corporel.

Les différents courants ou appellations :

Les quatre grandes familles de psychothérapies.

II existe aujourd’hui un grand nombre de psychothérapies, plus ou moins scientifiques. Dans l’espoir fallacieux de laisser leur nom à l’histoire, de nombreux praticiens et chercheurs, souvent américains, créent leur propre méthode – en définitive, une simple variante de méthodes déjà existantes. On entend ainsi communément parler d’une « nébuleuse » de psychothérapies si fournie qu’un esprit curieux pourrait en expérimenter une chaque jour de l’année

En réalité, rappelons qu’il y a quatre familles principales de psychothérapies. Les approches d’inspiration psychanalytique, dites psychodynamiques, fondées sur l’importance de l’inconscient et sur la prégnance des expériences infantiles, notamment sexuelles. On distingue de nombreux courants se référant à Freud, Adler, Jung, Mélanie Klein, Winnicott, Lacan, etc. Les psychanalyses sont généralement longues, durant de 3 à 12 ans, à raison de une ou plusieurs séances par semaine, de 30 à 45 minutes, en général.

Viennent ensuite les thérapies cognitivo-comportementales visant à réduire les symptômes aliénants (phobies, troubles obsessionnels compulsifs, dépression, dépendances), par des techniques standardisées de déconditionnement, des exercices et des explications permettant une restructuration assez rapide des comportements et des schémas cognitifs. Les thérapies cognitivo-comportementales sont brèves quelques mots (10 à 20 séances d’une heure, en moyenne).

Les psychothérapies humanistes - dites aussi existentielles – considèrent l’homme dans la perspective globale de ses dimensions physique, émotionnelle, cognitive, sociale et spirituelle, et traitent des aléas de son existence, tant normale que pathologique : séparation, deuil, solitude, dépression, stress, conflit conjugal, familial ou professionnel, dépendances. Les thérapies humanistes sont de durée moyenne : une séance par semaine, pendant un à trois ans, en général. Les plus courantes sont la gestalt-thérapie, l’approche centrée sur la personne, l’analyse transactionnelle et l’hypnose ericksonienne.

Enfin, les thérapies familiales qui considèrent le patient « désigné » comme le symptôme manifeste d’un dysfonctionnement plus large du système de communication familial. On traite alors l’ensemble de la famille, en analysant les interactions explicites et implicites de ses membres. Les thérapies familiales sont assez brèves : généralement une séance par mois, pendant quelques mois.

Par ailleurs, des approches intégratives, multiréférentielles ou éclectiques tentent une synthèse globale ou partielle des courants précédents, et en retiennent les techniques les plus efficaces. En France, on compte aujourd’hui environ 5000 psychanalystes de diverses obédiences, un millier de comportementalistes, quelques centaines de thérapeutes familiaux et 7 000 psychothérapeutes se référant en grande partie aux approches humanistes.

En 2001, à l’occasion des Etats Généraux de la Psychothérapie, une enquête nationale BVA, menée auprès de 8000 personnes, a révélé que cinq pour cent environ de la population française adulte ont suivi ou sont en train de suivre une psychothérapie une psychanalyse (soit trois millions de personnes). Parmi eux, 40 pour cent ont suivi une psychothérapie humaniste, 30 pour cent une thérapie d’inspiration psychanalytique (12 pour cent seulement, une psychanalyse classique), 20 pour cent une thérapie cognitivo-comportementale, 10 pour cent une thérapie familiale.

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